SOMMAIRE
numéro 1
Janvier 1963
manuscrits
Jean Bouhier
Jean Laroche
dessins
Paul Dauce
Michel-François Lavaur
poèmes
Pierre Autize, Thérèze Abdélaziz,
Jean Bouhier, Jean Braeckman,
Guy Chambelland, Jean Chatard,
Georges Drano, Laurette Dubrul,
Gilles Fournel, Pierre Goujon, Tugdual Kalvez, Magdeleine Labour, Jean Laroche,
Michel-François Lavaur, Nadine Rojinska, Jammes Sacré, Michelle Senlis,
Maurice Simon, Claude Serreau,
Henri Le Viennois
proses
Jean Laroche, Michel-François Lavaur, Norbert Lelubre
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Dessin sur stencil de MFL, texte de Jean Laroche |
Jean Laroche
Jean Laroche est un poète difficile pour
lui-même, lucide et exigeant. C'est aussi un poète qui possède son métier pour l'avoir appris par exercice préalable des moyens classiques.
On ne saurait se passer de technique. Si libre soit-il, aucun poème ne peut s'affranchir des nécessités de la mesure et du rythme.
Ces qualités de rythme et de mesure aussi bien que les ressources douteuses de toutes sortes, les grosses ficelles à éviter, s'apprennent à école du Classicisme. On ne s'embarque pas pour la poésie sans bagages. Pour avoir sous-estimé cette condition essentielle, beaucoup de poètes aimables ont produit des œuvres dont l'effet demeure en dessous des intentions.
Les meilleurs états d'âme peuvent être trahis par le manque de formation ou d’expérience.
Poète plein d’expérience, mais poète exigeant,
Jean Laroche n'a que faire d’un divertissement d'esthète. Sa pensée poétique a d’autres mobiles. Je la connais assez pour savoir
ce qu'elle représente d’efforts vers la simplicité, le dénuement, au profit de l'émotion directe. Enfin, pour Jean Laroche , le poète est bien
le témoin de la condition humaine, de la grande inquiétude moderne faite de révolte et d’espoir, de conflits, de foi et ’incertitudes.
Norbert Lelubre |